Nass El Ghiwane Films

Transes

Dans les années 70, le Maroc a connu, grâce à cinq musiciens formés à l'école de la rue et décidés à rompre avec les langueurs orientales envahissantes, une explosion musicale qui devait être pour les jeunes le cri de leurs désirs, de leurs frustrations et de leur révolte. Dans "Transe", Ahmed El Maânouni trace l'itinéraire géographique et culturel de ce groupe : Nass El Ghiwane, privé en 1974 d'un de ses membres marquants, Boujemâ, mort à l'âge de 28 ans. A travers leurs chansons, le film aborde les thèmes sociaux traditionnels (le thé ou l'échange, le feu ou la souffrance, l'eau ou la sécheresse des cœurs), mais aussi les grandes questions contemporaines (le temps, l'histoire, le rire, l'espoir...). La transe, expression populaire rituelle et sacrée chez les Gnaoua d'Essaouira, se transforme en un délire laïc et moderne comme on le verra dans les concerts publics filmés à Carthage, Agadir et Paris. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes en 1981, "Transe" a été remastérisé afin d'offrir aux téléspectateurs une meilleure qualité d'image et de son. Nass El Ghiwane (arabe : ناس الغيوان) est un groupe musical marocain, né dans les années 1970 à Casablanca au quartier Hay Mohammadi, l'un des quartiers les plus pauvres de la ville et composé au départ de cinq musiciens : Laarbi Batma, Omar Sayed, Boujmîa Hagour, Allal Yaâla et Aziz Tahiri qui sera plus tard remplacé par Abderhmane Paco. Leur répertoire est puisé dans le creuset de la culture et la poésie marocaine ...

 

فليم تاغنجة

فيلم الناعورة

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